APMEP Régionale de Toulouse

BAC S 2008

dimanche 6 juillet 2008 par Marie-Christine PALANDJIAN

Quelques remarques sur le sujet de mathématiques du baccalauréat S 2008

Commission lycée APMEP régionale de Toulouse

 

Pour les collègues, le sujet a été jugé non difficile, voire parfois facile, équilibré en termes de difficultés.

 

Alors qu’il n’y avait pas eu de question à prise d’initiative depuis le bac 2004 (conjecture sur l’expression d’une suite en fonction de n), le sujet de juin 2008 en comporte deux, ce qui est peut-être beaucoup.

On peut se réjouir de cette évolution mais aussi s’en inquiéter, connaissant la difficulté de nos élèves à expliquer leurs démarches et le peu de temps que nous avons, nous enseignants, pour les y entraîner. Rappelons aussi que cette année nous avons consacré du temps à l’apprentissage de logiciels en vue de l’épreuve pratique. Il n’est pas facile de faire face à toutes les tâches demandées dans un horaire notoirement insuffisant !

L’analyse des copies des élèves serait sûrement intéressante sur ces deux questions à prise d’initiative et sans doute trouverait-on une grande disparité entre les spécialités (SVT, Sciences Physiques et Mathématiques).

Quant à l’équilibre général du sujet, on peut regretter la part congrue accordée à l’analyse qui, selon les programmes officiels, doit représenter 45 % de l’année. L’intégration est présente dans deux exercices, mais on ne teste pas les savoir-faire sur étude de fonctions ou suites. En effet, au travers d’une question à prise d’initiative, on teste plutôt les connaissances que le candidat a su mobiliser, leur mise en place et la cohérence de sa démarche.

On peut aussi s’étonner de la présence d’un exercice consacré aux lois continues qui constituent une petite part du programme.

 

Dans l’exercice 1, pourquoi au 1) b) imposer la réponse J = e 2I  ? Elle nécessitait de choisir u’(x) = 1 et v(x) = (lnx)2 pour l’intégration par parties. Avec u(x) = lnx et v’(x) = lnx (choix incité par la question précédente !) on trouvait J = e 2. Les questions b) et c) auraient pu être réunies en : « utiliser une intégration par parties pour déduire la valeur de J ». Certains élèves ont dû être bloqués. Pourquoi souhaiter la prise d’initiative à une question et verrouiller le texte (au risque de perturber les élèves !) à d’autres ?

La question 2) est intéressante, sous réserve de la remarque faite plus haut.

 

L’exercice 2 est calculatoire et l’aspect géométrique n’est guère présent. Pauvres élèves qui se sont lancés dans une résolution d’un système de trois équations à trois inconnues !! La question à prise d’initiative ne favorisait pas les élèves sérieux qui savent utiliser la formule de distance d’un point à un plan et qui se sont demandés comment « la caser » ! A la différence de celle de l’exercice 1, cette question 4) correspond moins à une problématique centrale du programme de Terminale et a, semble-t-il, été moins bien réussie.

 

Dans l’exercice 3, qu’attendait-on des élèves à la question 2) ? Ceux qui ont appliqué le cours qu’ils venaient de démontrer (ce qui est un des objectifs d’une ROC), ont été perturbés par la question 2) c) « pouvait-on prévoir le résultat ? ». D’autre part, peu de connaissances en probabilités sont attendues (écrire la probabilité de B sachant A, événement contraire de [X > t]).

 

Conclusion :

Ce sujet aura sans doute provoqué de grandes disparités de notes car nos élèves sont, de plus en plus, de niveaux différents selon les spécialités qu’ils choisissent, ont des capacités de travail et d’autonomie disparates. Certains sont découragés par la charge de travail et la lourdeur du programme.

 

Texte écrit par Marie-Christine Palandjian après consultation de quelques collègues.


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